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Découvrir et explorer les grottes marines bretonnes
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Introduction

Les grottes marines bretonnes (parfois appelées localement « houles ») sont des lieux relativement peu documentés par la communauté spéléologique. Pourtant, beaucoup d’entre elles ont gagné une certaine notoriété touristique, fin XIXe et début XXe (notamment celles de Saint-Lunaire, Fréhel et Étables-sur-Mer, qui apparaissent sur de nombreuses cartes postales anciennes), et quelques-unes sont encore massivement visitées aujourd’hui, à Belle-Île (grotte de l’Apothicaire) et Morgat (grotte de l’Autel). Or ces lieux souvent grandioses, situés dans des environnements parfois sauvages et reculés, ont joué un rôle fort dans l’imaginaire des anciens habitants du littoral breton et ont été le théâtre, avec leurs habitants merveilleux (principalement fées et fétauds), de très nombreux contes et légendes. Par là même, il est probable qu’un grand nombre de ces cavités aient été oubliées en même temps que les histoires qui les mettaient en scène — sans compter celles, inconnues des anciens, qui restent encore à découvrir.
L’objet de ce site internet est donc de rassembler les informations que nous avons réunies à leur sujet. En effet, de nombreux travaux sur les grottes marines ont déjà été réalisés par des spéléologues (notamment Jean-Yves Bigot, Philippe Drouin, Claude Chabert, Régis Krieg-Jacquier, etc.), des géologues (Florentin Paris) ou des archéologues, mais ils restent éparpillés ici et là, notamment dans les bulletins et les revues (vieux Spelunca, Bulletin du SCP, Actes des rencontres d'octobre, etc.). On trouvera donc ici une bibliographie détaillée, non pas exhaustive sans doute, mais régulièrement actualisée, ainsi qu’un inventaire par département. S’y ajoutent les différentes productions liées à nos propres recherches et explorations. Ainsi, en plus de nos comptes-rendus de sorties, plusieurs de nos publications sont disponibles auprès de nous au format papier, ou, sur simple demande, au format PDF.


Précautions

Partir à leur recherche des grottes marines, c’est quitter les sentiers des douaniers et pénétrer dans un formidable dédale rocheux, dissimulé à marée haute et peu fréquenté des promeneurs. Sculptée par le flux et le reflux, la pierre prend en effet ici des formes peu communes (arches, marmites de sorcières et autres piscines naturelles, mais aussi rochers singuliers, failles, abris sous roche, taffonis et autres canyons polis par l’érosion) capables de projeter ceux qui s’y aventurent dans un espace fantastique, propice à la dérive exploratoire et à toutes les fantaisies de l’imagination.
Les grottes marines qui nous intéressent ici se visitent à pied, à marée basse (même si c’est seulement une ou deux fois dans l’année, par fort coefficient de marée, et si plongeurs et kayakistes sont susceptibles, pour leur part, de pouvoir les visiter à marée haute). Pour ce faire, il convient de privilégier les grands coefficients de marée (certaines cavités ne sont accessibles qu’au-delà d’un coefficient de 90), et les dernières heures de la marée descendante, afin de ne pas se laisser surprendre par le flot.
Le milieu souterrain est considéré à juste titre comme hostile a priori pour l’homme. En l’occurrence, on ne se lancera dans l’exploration de ces grottes que muni d’une bonne lampe frontale et d’un casque de protection (certaines cavités sont ébouleuses, et les cormorans ou pigeons qui y nichent provoquent parfois des chutes de pierres). Mais la phase d’approche dans les rochers est aussi accidentogène. Des gants et des bottes à crampons peuvent faciliter la progression dans ces zones exposées (de même qu’une corde d’une dizaine de mètres, au cas où).
Les grottes marines sont des milieux sensibles. Les incursions humaines y laissent toujours des traces, parfois irréparables. D’autant qu’elles sont déjà fortement polluées par toutes les épaves qui viennent s’y échouer : bouées, flotteurs, etc. Ne laissez donc aucun détritus derrière vous ; et dérangez le moins possible les autres habitants des lieux. On trouve en effet dans les grottes marines de nombreuses espèces d’organismes marins (poissons, crustacés, spongiaires, anémones, etc.), mais aussi d’oiseaux de mer. À signaler également la présence possible de chauve-souris, notamment pendant les mois d’hiver.